Aller au contenu
robots.txtCrawlersTechnique

GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot : le guide des crawlers IA et de robots.txt

Trois familles de robots visitent votre site pour le compte des IA, et les confondre coûte cher : bloquer la mauvaise, c'est fermer la porte au visiteur le plus qualifié que vous ayez. Voici qui est qui, et quoi écrire.

Publié le Mis à jour le 8 min de lecture 1,425 mots Cette page en Markdown

Vous voyez passer GPTBot dans vos journaux et la question tombe : faut-il le bloquer ? Impossible d'y répondre tant qu'on n'a pas séparé trois choses que le mot « crawler IA » confond systématiquement.

Trois familles, trois décisions distinctes

  1. Les robots d'entraînement. Ils collectent du texte pour constituer des jeux de données. Ils ne vous envoient aucun trafic et ne vous citent pas dans l'immédiat ; ils alimentent la mémoire des futurs modèles. Bloquer, c'est protéger son contenu et sortir du chemin long.
  2. Les robots d'indexation. Ils construisent l'index dans lequel un assistant va chercher au moment de répondre. Les bloquer revient à demander à ne pas être trouvé lorsqu'une réponse se construit.
  3. Les récupérations déclenchées par un humain. Un utilisateur colle votre lien ou pose une question dont votre page est la réponse candidate ; l'assistant va la chercher sur-le-champ. Ce n'est pas un robot d'aspiration, c'est votre prospect avec un intermédiaire. Le bloquer est presque toujours une erreur.

Le tableau de référence

Les opérateurs marqués « documenté » publient eux-mêmes la liste de leurs agents et la manière de les contrôler : OpenAI, Anthropic, Perplexity et Google.

User-AgentOpérateurFamilleEffet du blocage
GPTBotOpenAIEntraînementSort des futurs jeux d'entraînement
OAI-SearchBotOpenAIIndexationAbsent des recherches de ChatGPT
ChatGPT-UserOpenAIDéclenché par un humainL'utilisateur reçoit une erreur à votre place
ClaudeBotAnthropicEntraînementSort des futurs jeux d'entraînement
Claude-SearchBotAnthropicIndexationAbsent des recherches de Claude
Claude-UserAnthropicDéclenché par un humainLa demande de l'utilisateur échoue
PerplexityBotPerplexityIndexationAbsent de l'index Perplexity
Perplexity-UserPerplexityDéclenché par un humainLa demande de l'utilisateur échoue
Google-ExtendedGoogleContrôle d'usage IAContenu écarté de certains usages IA de Google, sans effet sur le classement
GooglebotGoogleIndexationDisparition de Google Search — à ne pas toucher
Applebot-ExtendedAppleContrôle d'usage IAÉcarte le contenu des usages IA d'Apple
BytespiderByteDanceEntraînementSort des collectes ByteDance
CCBotCommon CrawlArchive publiqueSort d'un corpus réutilisé par de nombreux acteurs

Deux précisions qui évitent des décisions à l'aveugle. Google-Extended n'est pas un robot : c'est un jeton de contrôle d'usage — le contenu est toujours exploré par Googlebot, mais son emploi dans certains produits d'IA de Google est écarté, et le classement dans Search n'en dépend pas. Et CCBot alimente une archive publique dont beaucoup d'acteurs se servent : le bloquer a un effet bien plus large que son nom ne le suggère.

Comment robots.txt fonctionne réellement

Le format est normalisé par la RFC 9309. Trois règles suffisent à éviter la quasi-totalité des erreurs constatées :

  • Un robot n'obéit qu'à un seul groupe : celui dont le User-agent correspond le plus précisément à son nom. Si GPTBot a son propre groupe, il ignore entièrement le groupe * — y compris les règles que vous pensiez générales.
  • La correspondance ne tient pas compte de la casse et porte sur un jeton, pas sur la chaîne complète du User-Agent.
  • Le fichier n'a aucun pouvoir contraignant. C'est une demande polie. Les opérateurs sérieux la respectent ; un aspirateur anonyme ne la lira même pas. Un blocage réel se fait au niveau du serveur ou du CDN.

Trois configurations à copier

Choisissez selon la décision que vous prenez, pas selon la mode.

A — Visibilité maximale : tout le monde entre
User-agent: *
Allow: /

Sitemap: https://votre-domaine.com/sitemap.xml
B — Le compromis le plus courant : citation oui, entraînement non
# Récupérations déclenchées par un humain : toujours autorisées.
User-agent: ChatGPT-User
Allow: /

User-agent: Claude-User
Allow: /

User-agent: Perplexity-User
Allow: /

# Indexation pour les moteurs de réponse : autorisée, c'est ainsi qu'on est cité.
User-agent: OAI-SearchBot
Allow: /

User-agent: Claude-SearchBot
Allow: /

User-agent: PerplexityBot
Allow: /

# Collecte pour l'entraînement : refusée.
User-agent: GPTBot
Disallow: /

User-agent: ClaudeBot
Disallow: /

User-agent: Bytespider
Disallow: /

User-agent: CCBot
Disallow: /

User-agent: Google-Extended
Disallow: /

User-agent: Applebot-Extended
Disallow: /

User-agent: *
Allow: /

Sitemap: https://votre-domaine.com/sitemap.xml
C — Fermeture aux IA, en gardant la recherche classique
User-agent: Googlebot
Allow: /

User-agent: Bingbot
Allow: /

User-agent: GPTBot
Disallow: /

User-agent: OAI-SearchBot
Disallow: /

User-agent: ChatGPT-User
Disallow: /

User-agent: ClaudeBot
Disallow: /

User-agent: Claude-User
Disallow: /

User-agent: PerplexityBot
Disallow: /

User-agent: Perplexity-User
Disallow: /

User-agent: Google-Extended
Disallow: /

User-agent: *
Allow: /

La configuration C a un coût qu'il faut assumer en connaissance de cause : vous n'êtes plus une réponse possible, y compris pour un utilisateur qui vous cherche nommément. Elle se justifie pour des contenus dont la valeur tient à leur exclusivité — bases documentaires payantes, archives sous licence — rarement pour un site commercial.

Content-Signal : dire l'usage autorisé, pas seulement l'accès

robots.txt exprime une permission binaire : entrer ou non. Il ne dit rien de ce qu'on peut faire du contenu une fois lu. L'en-tête Content-Signal, proposé pour combler ce vide, sépare trois usages et se place dans le même fichier :

Une déclaration d'usage exploitable par une machine
Content-Signal: search=yes, ai-input=yes, ai-train=no

# search=yes    — indexez et faites un lien
# ai-input=yes  — citez dans une réponse générée, avec attribution
# ai-train=no   — n'utilisez pas ce contenu comme donnée d'entraînement

Une réserve honnête : il s'agit d'une convention, pas d'une norme adoptée, et elle n'a aucune force exécutoire. Son intérêt est double — elle exprime une intention non ambiguë, et elle laisse une trace datée de cette intention. C'est peu, mais c'est plus qu'une absence de déclaration. Notre propre robots.txt la porte, parce qu'un produit qui audite ce point chez les autres doit le tenir chez lui.

Vérifier qu'un robot est bien celui qu'il prétend être

Un User-Agent est une chaîne de caractères libre : n'importe quel script peut s'annoncer comme GPTBot pour contourner un filtre, et un aspirateur agressif le fait souvent. Avant de tirer la moindre conclusion d'une ligne de journal — et surtout avant de bloquer une adresse — vérifiez l'origine. Les opérateurs sérieux publient soit leurs plages d'adresses IP, soit un DNS inverse vérifiable.

Vérification en DNS inverse, puis en DNS direct
# 1. À quel nom d'hôte appartient l'adresse vue dans le journal ?
host 203.0.113.42
# 2. Ce nom d'hôte renvoie-t-il bien à la même adresse ?
host le-nom-obtenu.exemple.com
# Les deux doivent concorder. Sinon, le User-Agent est usurpé.

Ce contrôle en deux temps est le même que celui recommandé de longue date pour authentifier Googlebot. Il évite l'erreur symétrique la plus coûteuse : bloquer un vrai robot d'indexation sur la foi d'un journal, ou laisser entrer un aspirateur parce qu'il a écrit le bon nom.

Quand robots.txt ne suffit pas

Face à un client qui ignore le fichier, la seule réponse efficace se situe au niveau du serveur ou du CDN. Sur nginx, un refus par User-Agent tient en trois lignes ; il s'applique avant toute exécution applicative, donc il coûte quasiment rien.

nginx — refus effectif, et non plus demande polie
map $http_user_agent $bloque_ia {
    default 0;
    ~*(Bytespider|ClaudeBot|GPTBot) 1;
}

server {
    if ($bloque_ia) { return 403; }
}

Deux réserves avant de généraliser ce réglage. Un blocage trop large finit toujours par attraper un agent que vous vouliez garder — relisez la liste avant de l'appliquer. Et un refus servi avec un code 200 et une page d'erreur stylée n'est pas un refus : renvoyez un vrai 403, sinon les deux camps se trompent sur ce qui s'est passé.

Les erreurs qui coûtent le plus

  • Le Disallow: / de préproduction remis en ligne. Toujours le premier suspect quand une visibilité s'effondre du jour au lendemain.
  • Bloquer les CSS et le JavaScript. Les moteurs qui rendent la page ne peuvent plus la comprendre, et vous perdez sur les deux tableaux.
  • Bloquer les fichiers .md. Ils sont précisément la version propre que vous vouliez faire lire aux agents.
  • Croire qu'un blocage retire l'existant. robots.txt agit sur les visites futures ; il ne supprime rien de ce qui a déjà été collecté ni de ce qu'un modèle a déjà mémorisé.
  • Interdire l'accès puis s'étonner de l'absence. C'est le cas le plus fréquent que nous voyons à l'audit : le site interdit ce qu'il souhaite voir cité, souvent par un réglage laissé par une extension.

Questions fréquentes

Bloquer GPTBot m'empêche-t-il d'apparaître dans ChatGPT ?

Pas directement. GPTBot alimente l'entraînement ; la recherche de ChatGPT passe par OAI-SearchBot et les récupérations à la demande par ChatGPT-User. Bloquer le premier sans bloquer les deux autres reste cohérent : refuser l'entraînement, accepter la citation.

robots.txt est-il juridiquement contraignant ?

Non. C'est une convention technique respectée par les opérateurs sérieux. Pour un blocage effectif, il faut un filtrage côté serveur ou CDN — par User-Agent, par IP, ou par une vérification d'authenticité du robot.

Comment savoir qui visite réellement mon site ?

Vos journaux d'accès. Une seule ligne de grep sur les noms d'agents vous donne la liste datée et comptée. C'est la seule source qui ne dépend d'aucune interprétation.

Faut-il bloquer CCBot ?

Cela dépend de votre tolérance à la réutilisation. CCBot alimente une archive publique utilisée par de très nombreux acteurs, y compris des chercheurs. Le blocage a donc une portée large, et il ne retire pas les collectes déjà effectuées.

Une URL suffit. L'audit rend le score, les douze points de contrôle et le détail de chaque échec. La première génération de fichiers est offerte.

Auditer mon site gratuitement

Retour au blog

Audit gratuit

Voyez ce que l'IA lit vraiment de vous.

Une URL suffit. L'audit rend le score, les douze points de contrôle et le détail de chaque échec. La première génération de fichiers est offerte.

Projet sur-mesure ou grand compte

Par téléphone

RÉPONSE SOUS 48H · ANGLAIS & FRANÇAIS

© 2026 Indexonic. Tous droits réservés.

Mentions légales The Web Master — Marrakech